Nedi
L’artiste Nedi entre dans l’art et le street art via la culture hip-hop, qui est d’ailleurs sur toutes les lèvres et dans toutes les oreilles en ce moment. Dès l’adolescence elle est attirée par la peinture en extérieur sur des murs imparfaits, elle devient une fly girl, soit le penchant féminin du b-boy, l’activiste hip-hop par excellence. Attitude, panoplie soignée et sneakers à la pointe, elle forge son identité via une musique, une culture, un art de vivre. Il y a rapidement l’artiste Kekli dans la boucle, qui va devenir un partenaire de jeux et de couleurs. Lui aussi est imprégné et piquouzé au hip-hop dès son plus jeune âge.
Nedi dessine des femmes, des reines ou des diablesses, stylisées et souvent torturées. Elle revendique un travail sur la résilience, ce concept cher au psychologue Boris Cyrulnik. Ses fly girlz n’en sont pas moins colorées, vivantes et mouvementées. L’artiste les applique sur le mur, le papier ou encore en rehaut sur des photos, anciennes ou non. Et lorsque Kekli se mélange avec elle, ils travaillent à quatre mains pour des images hybrides qui se croisent et s’amalgament.